Les cafards (blattes)
Dans les logements, l'espèce la plus courante est la blatte germanique : petite, brun clair, elle vit dans les cuisines et salles de bain, près de la chaleur et de l'humidité (moteurs d'électroménager, dessous d'évier, gaines techniques). Elle sort la nuit. En voir une en plein jour signale souvent une population déjà importante.
Le problème n'est pas que visuel : les excréments, les mues et les cadavres de blattes contiennent des allergènes qui peuvent déclencher de l'asthme, et ces allergènes persistent plusieurs mois. Quand les blattes sont vraiment éliminées, ils diminuent fortement.
La méthode : le gel appât
C'est la méthode de référence : de petites gouttes de gel insecticide déposées dans les fissures et les recoins où les blattes circulent. Elles le consomment et le rapportent à leurs congénères. Le technicien complète si besoin par un traitement ciblé, puis revient contrôler. En immeuble, traiter un seul appartement suffit rarement : les gaines et colonnes relient les logements.
Fausses bonnes idées
- Les fumigènes et bombes : interdits pendant l'occupation des locaux par le règlement sanitaire d'Eure-et-Loir (article 24), et peu efficaces sur les blattes cachées.
- L'acide borique : il n'est plus autorisé comme insecticide dans l'Union européenne ; l'INRS le classe toxique pour la reproduction.
- Les boîtiers à ultrasons : plusieurs études n'ont mesuré aucun effet sur les populations de blattes.
Les puces
Le guide vétérinaire ESCCAP décrit un cycle qui explique pourquoi les puces reviennent : une femelle pond jusqu'à 50 œufs par jour, qui tombent de l'animal dans la maison. Les larves se cachent dans les tapis, sous les meubles, dans le couchage, puis forment un cocon. L'émergence peut être différée jusqu'à six mois et se déclenche avec les vibrations, la chaleur ou le gaz carbonique. D'où les piqûres en rentrant de vacances, ou en emménageant dans un logement où vivait un animal.
- Traiter tous les animaux du foyer en même temps, avec un produit prescrit ou conseillé par le vétérinaire.
- Passer l'aspirateur chaque jour sur les tapis, les sols, le couchage des animaux, et laver ce qui peut l'être.
- Traiter le logement pour accélérer l'élimination : c'est là que le technicien intervient.
Fourmis et autres insectes
Fourmis qui envahissent la cuisine, mites, poissons d'argent : décrivez-nous ce que vous voyez (une photo aide beaucoup), le technicien vous dira s'il faut un traitement ou si quelques gestes suffisent.
Le devis
Pour une dératisation ou une désinsectisation chez un particulier, le professionnel doit vous remettre un devis détaillé avant toute signature, quel que soit le montant, même en urgence (arrêté du 24 janvier 2017). Le prix dépend de la surface, du nombre de pièces, de l'ampleur de l'infestation et du nombre de passages.
Des guêpes plutôt que des blattes ? Consultez la page sur la destruction de nids de guêpes et frelons en Eure-et-Loir.
Sources
- Règlement sanitaire départemental d'Eure-et-Loir (préfecture) : www.eure-et-loir.gouv.fr
- INRS, fiche toxicologique n° 138 : acide borique : www.inrs.fr
- Koehler et al., 1986, Journal of Economic Entomology : academic.oup.com
- ESCCAP, guide « Ectoparasites » (puces) : testweb.esccap.org
- Ministère de l'Agriculture, guide de bonnes pratiques en restauration collective (2021) : agriculture.gouv.fr
- Arrêté du 24 janvier 2017 sur l'information des consommateurs (Légifrance) : www.legifrance.gouv.fr
- Ministère de la Transition écologique, notice Certibiocide (mai 2025) : draaf.paca.agriculture.gouv.fr
